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1 (1861)
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REISEBILPER.

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caresses, et (lis : Je te rafraîchis avec la rosée du ciel.Cependant il est proche le temps où je vais me faner,proche l’ouragan qui me dépouillera de mon feuillage !Demain viendra le voyageur ; lui qui m’a vu dans mabeauté, son regard me cherchera dans tout le champ ,•et ne me trouvera plus... » — Mais tout était dominépar la voix de basse du gros ami, qui dehors devant laporte, parmi les jurons et les blasphèmes, se plaignaitde ce qu’il n’y avait pas dans toute la sombre rue deWeende une seule lanterne allumée, et qu’on ne pou-vait pas voir chez qui l’on avait cassé les vitres.

Je puis porter beaucoup... La modestie ne me permetpas de dire le nombre des bouteilles... Enfin j’arrivaiassez bien conditionné dans ma chambre à coucher ; lejeune marchand était déjà au lit avec son bonnej de co-ton blanc et sa veste safranée de flanelle de sanlé. Il nedormait pas encore, et chercha à entrer en conversationavec moi.

Il me prit envie de le mystifier, et je lui dis que j’étaissomnambule et que je devais lui demander d’avancepardon pour le cas où je pourrais troubler son som-meil. Le pauvre homme m’avoua le lendemain qu’iln’avait pu, pour cette raison, fermer l’œil de toute lanuit, parce qu’il craignait que je ne fisse, en état desomnambulisme, quelque malheur avec mes pistolets,placés à côté de mon lit. Au fond, je ne me trouvaiguère mieux que lui, car j’avais dormi très-mal. Desimages fantastiques, désolantes et oppressives, m’avaient