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ŒUVRES DE HENRI HBINB.
Je n’eus garde non plus en cette occasior , comme entoutes celles où j’ai à parler de Byron avec de jeunesdames, de me récrier sur l’impiété de ce poëte, sur sesblasphèmes sceptiques, ses doutes désolants, sa frivolité,et Dieu sait quoi encore.
Cette affaire terminée, je retournai me promener sur5e Brocken; car il n’y fait jamais complètement obscur.La vapeur n’était pas très-épaisse, et j’observai les con-tours des deux collines qu’on nomme l’autel des sor-cières et la chaire du diable. Je déchargeai mes pisto-lets, il n’y avait aucun écho. Mais tout d’un coup,j’entends des voix connues et je me sens enlacé et em-brassé. C’étaient mes camarades qui avaient quittéGœttingue quatre jours plus tard, et qui n’étaient paspeu surpris de me retrouver seul sur le Brocken. Il yeut alors des récits, des étonnements et des projets, desrires et des souvenirs, et nous nous retrouvâmes enesprit dans notre bonne ville de Gœttingue.
On servit le souper dans la grande salle. Une longuetable s’étendait avec deux rangées d’étudiants affamés.On commença par la conversation ordinaire des uni-versités. Des duels, puis des duels, puis encore desduels. La réunion se composait en grande partie d’étu-diants de Halle, et Halle devint en conséquence le sujetprincipal de l’entretien. Les vitres cassées des fenêtresdu conseiller aulique Schütz furent commentées d’unemanière exégétique. On raconta ensuite que la der-nière réception de cour du roi de Chypre avait été fort