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1 (1861)
Entstehung
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61
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RE1SEBILPF.R.

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L’entrée dans la maison du Brocken produisit surmoi une impression extraordinaire et féerique. Aprèsune longue marche solitaire et tortueuse à travers lespins et les rochers, on se trouve soudainement trans-porté sous des lambris dans les nuages; les villes, lesmontagnes et les vallées sont restées au-dessous de vospieds, et ici, à cette hauteur, l’on trouve une sociétéd’étrangers singulièrement réunis, dont on est reçu,comme il est naturel en semblable lieu, presque commeun convive attendu, moitié avec curiosité, moitié avecindifférence. Je trouvai la maison pleine de monde, et,en homme prudent, je pensai tout d’abord à la nuit, àl’incommodité d’un lit de paille. D’une voix mourante,je demandai tout de suite du thé, et M. l’aubergiste duBrocken fut assez raisonnable pour comprendre qu’é-tant malade, il me fallait pour la nuit un lit complet. Ilm’en procura donc un dans une chambre étroite, où unjeune marchand, espèce de vomitif en longue redingotebrune, s’était établi déjà.

Dans la salle commune tout était vie et mouvement.Beaucoup d’étudiants d’universités différentes. Les unsviennent d’arriver, et se restaurent; les autres se pré-parent à repartir, bouclent les courroies de leurs havre-sacs , écrivent leurs noms dans l’album de la mon-tagne, et plantent sur leurs bonnets les bouquets quechacun reçoit des servantes de la maison. Là, onpince les joues, on chante, on saute, on tyrolise, oninterroge, on répond ! « Beau temps ! bon chemin !

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