nlUSEBILDER.
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Des lis, semblables à des piliers de cristal,S’élancent jusqu’au ciel —
Et les étoiles, grandes comme des soleils,Jettent en bas des rayons de désir ;
Dans le calice gigantesque des lisCoulent en torrent les flots de ces lumières.
Et nous-mêmes, ma chère enfant,Sommes métamorphosés bien plus encore :L’éclat des flambeaux, l’or et la soieHesplendissent gaiement autour de nous.
Toi, tu es devenue une princesse,
Et cette cabane est devenue un château;
Et ici se réjouissent et dansentPreux chevaliers, dames et écuyers.
Mais moi, j’ai acquisToi et tout cela, château et gens;
L es timbales et les trompettes célèbrentMa jeune magnificence.
Le soleil se levait. Les brouillards s’évanouirentcomme les fantômes au chant du coq. Je me remis enroute par monts et par vaux, et devant moi planait lebeau soleil, éclairant toujours de nouvelles beautés.L’esprit de la montagne me favorisait visiblement. Il sa-vait bien qu’un voyageur poète comme moi peut rap.porter beaucoup de jolies choses, et il me fit voir, cematin-là son Hartz, comme certainement peu do gensl’ont vu; mais, en revanche, le Hartz me vit aussi commem’ont vu très-peu de gens : à mes paupières brillaientdes perles des plus précieuses. Une rosée sentimentale