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1 (1861)
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REISEBILOER.

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Altéré d’air, je remontai quelques douzaines d’échelles,et mon mineur me conduisit par une étroite et très-longue galerie taillée dans la montagne jusqu’à la mineDorothée. Là, il fait plus frais et plus gai, les échellessont aussi plus propres, mais plus longues et plusraides que dans la Caroline. Je m’y trouvai aussi plus àmon aise, surtout quand j’y rencontrai beaucoup plusde traces d’hommes vivants. On voyait dans le fond deslumières marcher; des mineurs, avec leurs lampes,remontaient insensiblement jusqu’à nous, en nous sa-luant par leur amical : Bonne montée ! recevaient denous le même souhait, et nous dépassaient. Je fusfrappé comme par un souvenir calme et doux, maissingulier et énigmatique , en rencontrant les regardsclairs et pensifs, et les figures un peu pâles, mais gra-vement pieuses de ces hommes jeunes et vieux, mysté-rieusement éclairées par les lueurs douteuses deslampes. Après avoir travaillé tout le jour dans leurscrevasses sombres et solitaires, ils remontaient alorsvers la douce clarté du jour et des yeux de leurs femmeset de leurs enfants.

Mon cicerone lui-même était une brave et loyalenature d’Allemand, fidèle comme un caniche. Ce futavec un sentiment de félicité intime qu’il me montra lagalerie où le duc de Cambridge, le jour où il visita lamine, avait dîné avee toute sa suite, et où l’on conservela longue table du festin, et le grand siège de mineraisur lequel le duc s’est assis. — Cela doit rester comme

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