REISEBILDER.
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souterraine, vous conduit à une sombre ouverture quiressemble à un tuyau de cheminée, y descend le pre-mier jusqu’à la poitrine, vous donne des règles pourvous tenir aux échelles, et vous invite à le suivre sansinquiétude. La chose en elle-même n’est rien moins quedangereuse : mais on ne le croit pas d’abord, quand onne connaît rien aux mines. On éprouve déjà une im-pression toute particulière quand il faut se déshabiller,et revêtir comme un sombre costume de criminel. Etmaintenant il vous faut aller sur vos quatre membres,et le trou est bien noir, et Dieu sait quelle longueur al’échelle. Mais bientôt on s’aperçoit que ce n’est pas laseule qui conduise dans la noire éternité, et qu’il y ena beaucoup de quinze à vingt échelons, dont chacuneconduit à une petite planche où l’on peut s’arrêter, etoù s’ouvre un nouveau trou pour une nouvelle échelle.J’avais commencé par descendre dans la Caroline. C’estla plus sale et la plus maussade Caroline que j’aiejamais connue ! Les échelons sont couverts de boueliquide, et l’on va d’une échelle à l’autre, le mineur-descendant le premier, et vous assurant toujours qu’iln’y a pas de danger, seulement qu’il faut se tenir fermeaux échelons, ne pas regarder à ses pieds, ne pas ga-gner le vertige, et prendre garde de mettre le pied surla planche voisine, le long de laquelle remonte en gron-dant la corde des tonneaux, et d’où, il y a quinzejours, un homme imprudent a été précipité, et s’estrompu le cou. Là-bas, au fond, c’est un bruit et un