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Zélande, seulement pour voir la tombe de ce grandhomme. Quel admirable goût a un pareil mets, quandon connaît les données historiques qui s’y rapportent!Seulement une fatalité envieuse me priva de mon café,parce qu’un jeune homme s’établit auprès de moi pourpérorer, et tonna d’une façon si orageuse, que le laittourna dans le vase. C’était un jeune commis voyageurqui portait vingt-cinq gilets de couleurs variées, et au-tant de cachets, de bagues et d’épingles d’or. Il savaitpar cœur une foule de charades, ainsi que des anec-dotes qu’il citait justement très-mal à propos. Il medemanda ce qu’il y avait de nouveau à Gœttingue, et jelui racontai qu’avant mon départ un décret du sénatacadémique venait de défendre qu’on coupât la queueaux chiens, sous peine de trois thalers d’amende,attendu que, dans la canicule, les chiens enragés por-taient la queue entre les jambes, ce qui les fait distin-guer de ceux qui ne le sont pas, et ce qu’on ne pourraitfaire s’ils n’avaient pas de queue. Après dîner, je memis en route pour visiter les fonderies d’argent, la Mon-naie et les mines.
Dans les fonderies d’argent, comme souvent dans lavie, je dus me contenter de la vue seule de l’argent. Je nefus pas plus heureux à la Monnaie, où je pus voir com-ment on fait les écus. A la vérité, je n’ai pu aller plusloin en aucun temps. En pareille occasion, je n’aijamais eu que la vue, et je crois que, si les thalers
pleuvaient du ciel, je n’en attraperais que des trous à
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