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1 (1861)
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UÎEVUES DE II EN UI HEINE*

Adieu, salons polis !

Hommes polis ! dames polies !

Je veux gravir les montagnes

Et laisser sous mes pieds votre fourmilière.

La ville de Gœttingue, célèbre par ses saucissons etpar son université, appartient au roi de Hanovre, etcontient neuf cent quatre-vingt-dix-neuf feux, diverseséglises, une maison daccouchements, un observatoire,une prison, une bonne bibliothèque, et une tavernemunicipale, la bière est aussi fort bonne. Le ruisseauqui passe devant la ville sappelle la Leine, et lon sybaigne pendant lété. Leau en est très-froide et si largeen quelques endroits, que mon ami Luder dut réelle-ment prendre un furieux élan quand il la franchit dunsaut. La ville en elle-même est belle, et ne plaît jamaisautant que lorsquon la regarde par le dos. Elle doitexister depuis bien longtemps, car, lorsque jy fus im-matriculé et bientôt après relégué, il y a de cela plusde cinq ans, elle avait déjà le même aspect grisonnantet posé, et elle était déjà complètement pourvue dhuis-siers, de caniches, de dissertations, de thés dansants,de blanchisseuses, de compendia, de pigeons rôtis,dordres de Guelfes, de carrosses de promotion, de têtesde pipes, de conseillers auliques, de conseillers de jus-tice, de conseillers de légation et de relégation, etdautres farceurs. On trouve même des gens qui pré-