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Poëmes et légendes
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378 ŒUVRES DE HENRI HEINE.

que de la choucroute et des navets; si ma mère mavaitservi de la viande, je serais resté.

Demande-moi une grâce, dit le roi. Le Souabesagenouille et sécrie: Oh! rendez, sire, rendez aupeuple allemand la liberté !

Lhomme est libre; la nature ne la pas créé pouren faire un valet. Sire, restituez les droits de lhommeau peuple allemand !

Le roi était profondément ému. Cétait une bellescène. Avec la manche de son habit, le Souabe essuyaitles larmes de ses yeux.

Le roi dit enfin : Un beau rôve ! Adieu. Sois moinssonge-creux à lavenir. Comme tu es un peu somnam-bule, je te donne deux compagnons pour te guider,

D.eux gendarmes très-sûrs qui te conduiront jusquà lafrontière. Adieu; il faut que jaille à la parade. Jentendsdéjà les tambours qui battent.

Telle fut la fin touchante de cette touchante audience.Depuis ce jour-, le roi ne fit plus venir à lui les petitsenfants.

Alors aussi «fi®la Roemer la dusinistres: elle &melière.

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