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Poëmes et légendes
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348
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U 11

34 H ŒUVRES DF. HENRI HEINE.

d’enragés, et mainte belle noire entoure voluptueuse-ment de ses bras le corps nu de son compagnon. — Atravers ce vacarme retentit plus d’un gémissement.

Le garde-chiourme est maître des plaisirs; il stimuleà coups de fouet les danseurs fatigués et les excite à lajoie.

Et (rara-trara / et d w m du m -du rnilu m ! Le tapageattire du fond des flots les monstres de la mer, endormisde leur stupide sommeil.

Encore engourdis, ils arrivent; ce sont des requins,des centaines de requins; ils lèvent les yeux vers le na-vire et restent tout ébahis d’étonnement.

Ils se sont cependant aperçus que l’heure du déjeunern’est pas encore venue; ils bâillent et ouvrent leurgueule jusqu’au fond; leurs mâchoires sont plantées dedents pointues comme une scie.

Et encore trara-trara! et dumdum-dumdum, ! Ladanse ne s’arrête pas. Les requins, d’impatience, se mor-dent eux-mêmes la queue.

Je crois qu’ils n’aiment pas la musique, comme beau-coup de leurs pareils. Ne te fie à aucun animal quin’aime pas la musique, dit le grand poète d’Albion.

Et 1,rara-trara ! et dumdum-dumdum ! La danse vatoujours. Mynher van Koék est assis près du grand mât,et il joint les mains en priant :

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