romancero.
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n’oublie pas non plus de choisir les plus rares peaux deléopard, de zibeline et de loutre.
« Ne manque pas d’y joindre des châles de laine deCachemire, de riches brocarts de soie et les plus admi-rables tapis qu’on fabrique dans mes villes de Perse.
« Ajoutes-y encore des armes brillantes, en acier da-masquiné, et de magnifiques caparaçons brodés depierreries.
« Prends aussi des cassolettes de Chine aux riantespeintures, et remplis-les de fruits confits, d’épices et deparfums, des plus exquis de l’Indostan.
a Ajoute à toutes ces magnificences une douzaine dechevaux de race arabe, rapides comme des flèches,
a Et des esclaves éthiopiens, également une douzaine,à membres d’airain et capables de résister aux fatigues.
a Muni de tous ces trésors, Ansari, mon serviteur,mets-toi aussitôt en route,
a Et porte-les comme cadeau d’honneur, avec messalutations cordiales, au grand poète Firdusi à Thus. »
Ansari accomplit les ordres de son souverain ; il char-gea les mulets et les chameaux
De tant de présents précieux, qu’ils équivalaient bienau tribut annuel de toute une province.
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