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Poëmes et légendes
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FEUILLES VOLANTES.

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les galons dargent de son habit resplendissaient auxrayons du soleil.

Lorsquaux roulements du tambour il entrait dans lesvilles et les villages, le cœur des femmes et des fillesbattait comme un écho du tambour.

Il venait, voyait et vainquait partout, comme le nou-veau César, son maître ; sa noire moustache était mouilléedes pleurs des blondes beautés de lAllemagne.

Il nous a fallu le souffrir ! Dans chaque pays lesconquérants étrangers arrivaient, lempereur subjuguaitles hommes, le tambour-major les femmes.

Nous avons longtemps supporté ce mal, patientscomme des chênes allemands, jusquau jour nosseigneurs légitimes nous donnèrent la permission de ladélivrance.

Comme le fougueux taureau dans larène du combat,nous nous sommes redressés, nous avons relevé noscornes et secoué le joug français en entonnant les chan-sons de Théodore Koerner.

Les terribles vers ! Ils résonnèrent dune manièreaffreuse à loreille des tyrans étrangers ! Lempereur etle tambour-major senfuirent deffroi.

Ils reçurent tous les deux le salaire de leurs méfaits,et tirent une fin misérable. Lempereur Napoléon tombaaux mains des Anglais