Chère et, fidèle patrie allemande, tu enfanteras aussil’homme qui me vengera de cette implacable hydre deRome, et qui l’abattra avec la hache.
L’ENNUYÉ.
Si je dois mourir, que ce soit dans un champ vaste etnoble ! Ne me laissez pas étouffer dans cet étroit mondede boutiquiers.
Ils mangent bien, ils boivent bien, ils jouissent deleur bonheur de taupes, et leur générosité est aussigrande que le trou du tronc des pauvres.
Ils se promènent le cigare à la bouche et les mainsdans les poches ; leurs facultés digestives sont bonnes,mais qui pourrait eux-mêmes les digérer?
Ils trafiquent avec les épices du monde entier, et ce-pendant dans l’air de leur cité, en dépit de toutes lesépices, on sent toujours l’odeur putride de harengs etd’âmes corrompus.
Oh ! que je puisse avoir le spectacle de grands vices,de crimes sanglants et immenses ! Épargnez-moi la vuede cette vertu qui a bien dîné, et de cette morale quipaie à l’échéance.
Nuages qui passez sur ma tête, emportez-moi avec