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NOCTURNES.
L’EVOCATION
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Lejeune franciscain est assis solitaire dans sa cellule,il lit dans le vieux grimoire intitulé : la Clef de l'Enfer
Et connue minuit sonne, il n’y tient plus, et les lèvresMomies par la peur, il appelle les esprits infernaux :
« Esprits ! tirez-moi de la tombe le corps de la plusbelle femme, prêtez-lui la vie pour cette nuit, je veuxm’édifier sur ses charmes. »
Il prononce la terrible formule d’évocation, et aussitôtsa fatale volonté s’accomplit, la pauvre beauté mortearrive, enveloppée de blancs tissus.
Son regard est triste. De sa froide poitrine s’élèventde douloureux soupirs. La morte s’assied près du moine,ils se regardent et se taisent.
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ONE FEMME.
Ils s’aimaient tous deux tendrement; elle était voleuseet lui filou. Lorsqu’il commettait quelque coup de main,elle se jetait su»r le lit et riait.
Le jour se passait en joies et en bombances, la nuitelle reposait sur sa poitrine. Lorsqu’on le mena en pri-son, elle se mit à la fenêtre, et riait.
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