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Poëmes et légendes
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« Reste au fond de la mer, rêve insensé, qui autrefois,la nuit, as si souvent affligé mon cœur dun faux bon-heur, et qui, encore à présent, spectre marin, viens metourmenter en plein jour. Reste sous les ondes du-rant léternité, et je te jette encore tous mes maux et tousmes péchés, et le bonnet de la folie dont les grelots ontsi longtemps résonné autour de ma tête, et la froide dis-simulation, cette peau lisse de serpent qui ma si long-temps enveloppé lâme..., mon âme malade reniant Dieuet reniant les anges, mon âme maudite et damnée... »

Hoiho ! hoiho ! voici le vent ! dépliez les voiles! ellesflottent et senflent! Sur le miroir placide et périlleuxdes eaux , le vaisseau glisse, et lâme délivrée poussedes cris de joie.

LA PAIX.

Le soleil était au plus haut du ciel, environné denuages blancs, la mer était calme, et jétais couchéprès du gouvernail, et je songeais et je rêvais; et,moitié éveillé, moitié sommeillant, je vis Christus, lesauveur du monde. Vêtu dune robe blanche flottante,et grand comme un géant, il marchait sur la terre etsur la mer ; sa tête touchait au ciel, et de ses mains éten-dues il bénissait la mer et la terre, et, comme un cœurdans sa poitrine, il portait lesoleil, le rouge et ardent

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