petite tête ; de. tes yeux coulent les perles humides de teslarmes.
Tu me dis tout bas un mot, et tu me donnes un bou-quet de roses blanches. Je m’éveille, et le bouquet estdisparu, et je veux oublier le-mot.
LI
La pluie et le vent d’automne hurlent et mugissentdans la nuit ; où peut se trouver à cette heure ma pauvre,ma timide enfant?
Je la vois appuyée à sa fenêtre, dans sa chambrettesolitaire ; les yeux remplis de larmes, elle plonge ses re-gards dans les ténèbres profondes.
LU
Le vent d’automne secoue les arbres, la nuit est hu-mide et froide ; enveloppé d’un manteau gris, je traverseà cheval le bois.
Et tandis que je chevauche, mes pensées galopentdevant moi ; elles me portent léger et joyeux à la maisonde ma bien-aimée.
Les chiens aboient, les valets paraissent avec des flam-beaux; je gravis l’escalier de marbre en faisant retentirmes éperons sonores.
Dans une chambre garnie de tapis et brillamment
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