Au splendide mois de mai, alors que tous les bour-geons rompaient l’écorce, l’amour s’épanouit dans monœur.
Au splendide mois de mai, alors que tous les oiseauxcommençaient à chanter, j’ai confessé à ma toute bellemes vœux et mes tendres désirs.
II
De mes larmes naît une multitude de fleurs brillantes,et mes soupirs deviennent un chœur de rossignols.
Et si tu veux m’aimer, petite, toutes ces fleurs sont àtoi, et devant ta fenêtre retentira le chant des rossignols.
III
Roses, lis, colombes, soleil, autrefois j’aimais toutcela avec délices; maintenant je ne l’aime plus, jen’aime que toi, source de tout amour, et qui es à la foispour moi la rose, le lis, la colombe et le soleil.
IV.
Quand je vois tes yeux, j’oublie mon mal et ma dou-leur, et, quand je baise ta bouche, je me sens guéritout à fait.