L’INTERMEZZO
— Écrit en 1821-22 -
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NOTICE DU TRADUCTEUR
Henri Heine a rempli une double mission : il n’a pas seule-ment renversé l’école historique, qui tentait de reconstruire lemoyen âge, il a aussi prévu l’avenir politique de l’Allemagne,et même il l’a raillé d’avance. En littérature, il renversaitd’un souffle en même temps l’école de fausse sensiblerie despoètes souabes, école parasite, mauvaise queue de Goethe,véritable poésie d’album. Ses poésies à lui, pleines d’amourbrûlant et pour ainsi dire palpable, revendiquaient le droit dubeau contre le faux idéal et les franchises de la vraie libertécontre l’hypocrisie religieuse. On a souvent dit que Heine nerespectait rien, que rien ne lui était sacré : — cela est vraidans ce sens qu’il attaque ce que les petits poètes et les petitsrois respectent avant tout, c’est-à-dire leur fausse grandeur etleur fausse vertu; mais Heine respecte et fait respecter levrai beau partout où il le rencontre. — Dans ce sens , on l’aappelé à juste titre un païen. Il est en effet Grec avant tout.Il admire la forme quand cette forme est belle et divine, ilsaisit l’idée quand c’est vraiment une idée pleine et entière,non un clair-obscur du sentimentalisme allemand. Sa forme, à' Si.