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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
VII
Sombre dans sa sombre caverne, Atta Troll le misan-thrope, accroupi au milieu de sa famille, grogne etgrince des dents :
— O hommes ! dédaigneuses canailles ! souriez donc jle grand jour de la liberté nous délivrera de votre jouget de votre sourire.
C’est toujours ce qui m’a le plus blessé que ce tres-saillement aigre-doux des lèvres chez les hommes. Rienne m’est plus odieux que le sourire de ces êtres.
Quand j’apercevais ce mouvement fatal sur leur blancvisage, il me semblait que mes entrailles se retournaientdans mon ventre.
La profonde scélératesse d’une âme humaine se mani-feste d’une façon bien plus impertinente par le sourireque par les paroles.
Ils sourient sans cesse! même alors que la décenceexige un profond sérieux, dans le moment le plussolennel de l’amour !
Ils sourient sans cesse! Ils sourient même en dansant !ils profanent ainsi cet art qui aurait dû rester un culte.
Oui, la danse, dans les anciens temps, était une pieuse