DE L ALLEMAGNE.
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colleclions de tableaux, et qu’on n’y voit quedes scènes de sang , des instrumens de tortureet des supplices, on est tenté de croire que cesvieux maîtres de la peinture ont passé leurvie à travailler pour la galerie d’un bourreau !
Mais le génie de l’homme est puissant. Ainsiun grand nombre de peintres surmonta tousces obstacles, et les Italiens surtout sacrifièrenta la beauté, quelquefois aux dépens du spiri-tualisme , pour s’élever à cet idéal qui atteintà sa perfection dans beaucoup d’images demadones. En général, quand il s’agissait de laVierge, l’église catholique a toujours fait quel-ques concessions au sensualisme. Celte image,d’une beauté sans tache et sans souillure, etqui cependant est ornée de la radieuse auréoledont s’environnent l’amour et la douleur ma-ternelles, eut toujours le privilège d’être illus-trée par les poètes et par les peintres, et em-bellie par eux de tous les charmes terrestres.En effet, cette image était vraiment faite pourattirer la multitude dans le giron du clii'islia-nismc. La Vierge Marie était la dame châte-laine de l’église catholique, et qui attirait etretenait les chevaliers du Nord par son douxcl céleste sourire.