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5 (1835) De l'Allemagne, 1
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255
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ni’ t.’allemagke.

une qui leur tient de près, lu légende dusaint Graal, où l’on exalte la chevalerie re-ligieuse ; et là se présentent à nous trois desépopées les plus grandioses du moyen-àge , leTiturel, le Pareival et le Lohengrin. Ici nousnous trouvons lace à face de la poésie roman-tique; nous plongeons profondément nos re-gards dans ses grands yeux mélancoliques ;elle nous environne , sans que nous nous enapercevions , de ses filets scolastiques , et ellenous entraîne dans les profondeurs du mys-ticisme de ce temps. Enfin nous trouvons despoésies de ce vieux temps qui ne sont pasvouées absolument au spiritualisme chrétien ,dans lesquelles il est meme frondé, où le poètesecoue les chaînes des abstractions de la vertuchrétienne, et ce n’est pas précisément le plusmauvais poète qui nous a laissé le principalouvrage écrit sous cette influence, le poèmede Tristan et Yseulte. Je dois meme dire queGottfried de Strasbourg, l’auteur de cettecharmante épopée d’amour, est peut-être leplus grand poète du moyen-âge , et qu’il sur-passe les belles inventions de Wolfram de Es-chilbach, que noirs admirons dans le Pareivalet dans les fragmens du Titurel. Peut-être est-il