DE L’ALLEMAGNE.
25a
fort, dans tous les siècles, que le cliant desrossignols se ressemble h chaque printemps.
Bien que la poésie épique du moyen-âge soitdivisée en poésie sacrée et en poésie profane,ces deux branches étaient entièrement chré-tiennes par leur essence et leur allure; car sila poésie sacrée s’occupait exclusivement dupeuple juif, qui passait pour le seul peuplesaint, et de son histoire seule sainte aussi ;si elle chantait les héros de l’ancien et du nou-veau Testament, les légendes, en un mot l’E-glise : néanmoins toute la vie du temps, avecses contemplations chélicnncs et son mouve-ment religieux, se réfléchissait dans la poésieprofane. La Heur delà poésie sacrée dans l’Al-lemagne du moyen-âge est peut-être Jicu laaniet Josaphat, poème dans lequel la doctrine del’abnégation, de l’abstinence, de la renoncia-tion et du mépris de toutes les joies humaines,est poussée jusque dans ses dernières consé-quences. Ensuite on peut citer le cantique delouanges sur saint Hannon , comme le meil-leur de ce genre de poésies; mais celui-cientre un peu plus avant dans les choses terres-tres. 11 diffère du premier à peu près commeune image d’un saint byzantine diffère d’une