DE h ALLEMAGNE.
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méritons le blâme ou l’éloge pour avoir tra-vaillé notre philosophie en premier, et notrerévolution ensuite. Il me semble qu’un peupleméthodique, comme nous le sommes, devaitcommencer par la réforme pour s’occuper en-suite de la philosophie , et n’arriver à la révo-lution politique qu’après avoir passé par cesphases. Je trouve cet ordre tout-h-fait raison-nable. Les têtes que la philosophie a em-ployées h la méditation , peuvent être fauchéesh plaisir par la révolution ; mais la philosophien’aurait jamais pu employer les têtes que la ré-volution aurait tranchées auparavant. Pour-tant n’ayez, mes chers compatriotes , aucuneinquiétude, la révolution allemande ne sera niplus débonnaire ni plus douce, parce que lacritique de Kant, l’idéalisme transcendantalde Fichte et la philosophie de la nature l’au-ront précédée. Ces doctrines ont développédes forces révolutionnaires qui n’attendentque le moment pour faii’e explosion et rem-plir le monde d’effroi et d’admiration. Alorsapparaîtront deskantistes qui 11e voudront pasplus entendre parler de piété dans le mondedes faits que dans celui des idées, et boule-verseront sans miséricorde, avec la hache et