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5 (1835) De l'Allemagne, 1
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234
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DE h ALLEMAGNE.

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méritons le blâme ou léloge pour avoir tra-vaillé notre philosophie en premier, et notrerévolution ensuite. Il me semble quun peupleméthodique, comme nous le sommes, devaitcommencer par la réforme pour soccuper en-suite de la philosophie , et narriver à la révo-lution politique quaprès avoir passé par cesphases. Je trouve cet ordre tout-h-fait raison-nable. Les têtes que la philosophie a em-ployées h la méditation , peuvent être fauchéesh plaisir par la révolution ; mais la philosophienaurait jamais pu employer les têtes que la ré-volution aurait tranchées auparavant. Pour-tant nayez, mes chers compatriotes , aucuneinquiétude, la révolution allemande ne sera niplus débonnaire ni plus douce, parce que lacritique de Kant, lidéalisme transcendantalde Fichte et la philosophie de la nature lau-ront précédée. Ces doctrines ont développédes forces révolutionnaires qui nattendentque le moment pour faiie explosion et rem-plir le monde deffroi et dadmiration. Alorsapparaîtront deskantistes qui 11e voudront pasplus entendre parler de piété dans le mondedes faits que dans celui des idées, et boule-verseront sans miséricorde, avec la hache et