DE I,'ALLEMAGNE.
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s’est l'ait l’apostat de sa propre pensée ; il aquitté l’autel que lui-même avait consacré ; ilest rentré dans les étables religieuses du passé ;il est maintenant bon catholique , et prêcheun dieu extra-mondain, un dieu personnel quia eu la folie de créer le monde. Les vieuxcroyans peuvent, s’ils le veulent, sonner lescloches et chanter leur Kyrie eleison en l’hon-neur d’une telle conversion... Cela ne prouverien pour leur doctrine ; cela prouve seule-ment que l’homme tourne au catholicismequand il est vieux et fatigué, que ses forcesphysiques et spirituelles l’abandonnent, qu’ilne peut plus ni jouir ni penser. Tant de pen-seurs libres se sont convertis au lit de mort !...Mais du moins ne vous en vantez pas. Ces lé-gendes de conversions appartiennent tout auplus à la pathologie, et ne rendraient qu’unmauvais témoignage en faveur de votre cause.Enfin , elles ne prouvent après tout qu’unechose , c’est qu’il vous fut impossible de con-vertir ces penseurs , tant qu’ils vécurent sainsde corps et d’esprit.
Ballanche a dit, je crois , que c’est une loide la nature que les initiateurs meurent aussi-tôt après avoir accompli leur œuvre d’inilia-