DE l’ALLEMAGNE.
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venir aujourd’hui quelques erreurs , et attirerl’attention sur l’importance sociale de cettephilosophie.
Il faut d’abord convenir que Ficlite n’avaitpas grand tort de soutenir que la doctrinede M. Joseph Schelling était tout-à-lait lasienne, mais autrement formulée et augmen-tée. Fichte, tout comme M. Joseph Schelling,enseignait : qu’il n’existe qu’un seul être , lemoi , l’absolu ; il enseignait également l’iden-tité de l’idéal et du réel. Dans la Doctrine dela science, comme je l’ai démontré , Fichte,au moyen d’un acte intellectuel, avait vouluconstruire le réel par l’idéal. M. Joseph Schel-ling a renversé la chose , il a cherché à fairesortir l’idéal du réel. Pour m’exprimer plusclairement, partant du pi’incipe que la penséeet la nature ne sont qu’une seule et mêmechose, Fichte arrive, par l’opération de l’es-prit , au monde des faits ; par la pensée , ilcrée la nature ; par l’idéal , le réel. PourM. Schelling au contraire, pendant qu’il partdu même principe, le monde des faits se ré-sout en pures idées, la nature en pensée, leréel en idéal. Ces deux tendances de Fichte etde M. Schelling se complètent donc juSt|u’à