DE L’ALLEMAGNE.
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nommé Dieu, n’est qu’une supposition. C’estle résultat d’une illusion naturelle. Oui, Kantdémontre comment nous ne pouvons rien sa-voir sur ce noumène, sur Dieu, et commetoute preuve raisonnable de son existence estimpossible. Les paroles de Dante, Lascialeogni speranza , nous les inscrivons sur cettepartie de la Critique de la raison pure.
Je crois qu’on me dispensera volontiers d’ex-pliquer celte partie où il traite des argumensde la raison spéculative en faveur de l’existenced’un Etre-Suprême. Quoique la réfutation deces argumens ne tienne pas beaucoup déplacéet ne vienne que dans la seconde moitié dulivre, elle est amenée de loin avec la plusgrande prévoyance , et rentre dans les pointsculminans de l’ouvrage. Elle se rattache à laCritique de toute théelogie spéculative, et c’estlà que s’évanouissent les derniers fantômesdes déistes. Je dois remarquer que Kant, enattaquant les trois sortes de preuves de l’exis-tence de Dieu , c’est-à-dire la preuve ontolo-gique , la cosmologique et la physicothéolo-gique , peut détruire les deux dernières plusfacilement que l’autre. J’ignore si ces déno-minations sont connues ici, et je cite en con-