DE L’ALLEMAGNE.
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et y pourrir avec ses fruits les plus précieux.
Mais pourquoi Kant a-t-il écrit sa Critiquede la raison pure dans un style si terne, si sec,vrai style de papier gris? Je crois qu’il crai-gnit, après avoir rejeté la forme mathématiquede l’école Cartesio-Leibnilzo-Wollienne , quela science 11 e perdît quelque chose de sa dignitéen s’exprimant d’un ton léger, aimable et ave-nant. Il lui donna donc une forme raide, ab-straite , qui repoussait froidement toute fami-liarité avec les esprits d’une trempe subalterne.11 voulut s’éloigner fièrement des philosophespopulaires d’alors, qui aspiraient à la clartéla plus bourgeoise, et ht parler à sa philo-sophie une sorte de pesant langage de chan-cellerie ; c’est, l'a que le Philistin se montretout entier. Peut-être aussi Kant avait-il besoin,pour la filiation rigoureuse de ses idées, d’unelangue qui les revêtît d’une netteté aussi sèche,et il n’était pas en état d’en créer une meil-leure. Le génie seul a une parole neuve pourune idée neuve. Mais Emmanuel Kant n’étaitpas un génie. Dans la conscience de celle lacunede son organisation, Kant, tout comme le bonMaximilien, ne fut que plus défiant envers legénie , et il alla même jusqu’à soutenir, dans