DE L’ALLEMAGNE.
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incommode, sans poésie ; et puis tous deuxont le même talent de défiance, que l’un tra-duit par le mot de critique, et qu’il tournecontre les idées ,] tandis que l’autre l’emploiecontre les hommes et l’appelle vertu répu-blicaine. D’ailleui’s, ils révèlent tous deuxau plus haut degré le type du badaud , du
boutiquier_ La nature les avait destinés à
peser du café et du sucre ; mais la fatalité vou-lut qu’ils tinssent une autre balance, et jetaà l’un un roi, à l’autre un Dieu...
Et ils pesèrent exactement.
La Critique de la raison pure est l’ouvragecapital de Kant : c’est pourquoi nous en par-lerons de préférence, aucun de ses écrits n’aune aussi grande importance. Ce livre paruten 1781 j mais, comme je l’ai déjà dit, il nefut généralement connu qu’en 1789. On nes’en occupa aucunement à l’époque de la pu-blication. 11 n’en parut alors que deux an-nonces insignifiantes , et ce ne fut cpie plustard que l’attention publique fut attirée sur cegrand livre par des articles de Schiïlz, Schultzet Reinhohl. On peut bien attribuer à la formeinusitée et au mauvais style de l’ouvrage cettereconnaissance tardive : quant au style, Kant