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lés ses émotions, et le bruit intérieur desrouages, ressorts et échappemens, qu’on en-tendait alors , produisait une véritable pro-nonciation anglaise. Enfin cet automate étaitun gentleman accompli, et pour en faire lout-à-fait un homme, il ne lui manquait plusqu’une âme. Mai? cette âme, son créateuranglais ne pouvait la lui donner, et la pauvrecréature , arrivée à la conscience de son im-perfection , tourmentait jour et nuit son créa-teur , en le suppliant de lui donner une âme.Cette prière, qui devenait chaque jour pluspressante , finit par devenir tellement insup-portable au pauvre artiste , qu’il prit la fuitepour se dérober à son chef-d’œuvre. Mais lamachine-homme prend tout de suite la poste ,le poursuit sur tout le continent, ne cesse decourir à ses trousses , l’attrape quelquefois , etalors grince et grogne à ses oreilles : Gwe mea soûl ! Nous rencontrons maintenant danstous les pays ces deux personnages , et celui-là seul, qui connaît leur position respective ,comprend leur singulier empressement, leurtrouble et leur chagrin. Mais quand on con-naît cette position particulière, on y retrouvebientôt quelque chose de général : on voit
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