DE i/ALLEMAGNE,
8(5
rien 3 mais Aristote nous donne des renseigne-mens d’autant plus complets sur les quadru-pèdes de Babylone, les perroquets indiens etles tragédies grecques , qu’il a également dis-séquées.
Platon et Aristote ! Ce ne sont pas seule-ment les deux systèmes , mais encore les deuxtypes des différentes natures d’hommes qui, detemps immémorial, sous tous les costumes, sesont posées plus ou moins hostilement en lacel’une de l’autre. On combattit ainsi surtout pen-dant la durée du moyen-âge jusqu’à nos jours,et cette lutte est la partie essentielle de l’Eglisechrétienne. Quelques noms qu’on mette enavant, c’est toujours de Platon et d’Aristotequ’il s’agit. Les tempéramens rêveurs , mysti-ques , platoniques, révèlent au fond de leurâme les idées chrétiennes et les symboles quiy correspondent. Les intelligences pratiques ,régulières, aristotéliciennes, construisent avecces idées et ces symboles un système solide, ledogme et le culte. L’Eglise finit par enfermerdans son sein ces deux natures d’hommes dontles uns prirent position dans le clergé séculier,et les autres se retranchèrent dans les monas-tères, sans cesser pour cela de se combattre. Lamême lutte se manifeste dans l’Eglise protes-