DE L’ALLEMAGNE.
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connaissance par l’expérience extérieure. Il litde l’esprit humain une sorte de mécanique, etl’homme entier devint entre ses mains une ma-chine anglaise. Cela s’applique aussi à l’hommetel que l’ont construit les disciples de Locke,quoiqu’ils veuillent se distinguer de lui par di-verses dénominations. Ils ont une peur af-freuse des dernières conséquences de leurprincipe dominant, et le disciple de Condillacs’effraie d’être rangé dans la même catégoriequ’un Helvétius, voir même qu’un Holbach,ou enfin qu’un Lamétrie ; et cependant celaest inévitable , et il me faut donner aux philo-sophes français du XVIII e siècle et à leurs con-tinuateurs d’aujourd’hui le nom de matéria-listes. L’homme machine est la dernière con-séquence de la philosophie française, et letitre de ce livre en trahit déjà le derniermot.
Ces matérialistes étaient pour la plupartpartisans du déisme, car une machine supposeun mécanicien, et la plus haute perfection decette machine consiste à ce qu’elle sache re-connaître et apprécier la science techniqued’un pareil artiste, soit dans sa propre con-struction, soit dans scs autres ouvrages.