DE ^ALLEMAGNE.
nous faut rappeler les événemens philosophi-ques qui se passèrent à l’étranger, l’impor-tance de Spinosa, le sort de la philosophie deLeibnitz, les transactions respectives de cettephilosophie et de la religion, et leurs disso-nances. D’un autre côté, nous ne perdrons ja-mais de vue celles des questions de la philoso-phie auxquelles nous attribuons une impor-tance sociale, et à la solution desquelles elleconcourt de concert avec la religion.
C’esl de la nalm’e de Dieu qu’il s’agit d’a-bord. Dieu est le commencement et la fin detoute sagesse, disent les croyans dans leurhumilité, et le philosophe, dans tout l’orgueilde sa science, est obligé de se rallier à cettepieuse sentence.
Ce n’est point Bacon , ainsi qu’on l’ensei-gne ordinairement, mais René Descartes quiest le père de la philosophie moderne, etnous allons démontrer fort clairement quelest le degré de filiation de la philosophie alle-mande par rapport à lui.
René Descartes est un Français, et c’est en-corc a la grande France qu’appartient ici lagloire del’initiative; mais la grande France, laterre bruyante, agitée et babillarde des Fran-