ue l’aleemaune.
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Le ton qui y règne n’est pas toujours très dé''licatj mais on ne fait pas non plus les révolu-tions religieuses à la fleur d’orange. Pour fendredes soucîies grossières, il fallait quelquefoisprendre un coin grossier. Dans la Bible, lelangage de Luther conserve toujours une cer-taine dignité par respect pour la présence del’esprit divin. Dans ses écrits polémiques, il s’a-bandonne au contraire aune rudesse plébéiennequi est encore aussi repoussante que grandiose.Ses expressions et ses métaphores ressemblentassez à ces gigantesques images de pierre qu’ontrouve dans les temples égyptiens ou hindous ,et dont la laideur et les couleurs bizarres nousattirent et nous repoussent en môme temps.Au milieu de ce style baroque et rocailleux,le hardi moine apparaît quelquefois comme unDanton religieux, comme un prédicateur delàMontagne qui, debout à sa cime , fait roulersur ses adversaires ses paroles écrasantes commedes quartiers deroclier.
Ce qui est plus curieux et plus significatifque ces écrits en prose, ce sont les poésies deLuther, ces chansons qui lui ont échappé dansle combat et dans la tourmente du jour. Ondirait une fleur qui a poussé entre les pierres,i- 5