DE l/ALLEMAGNE.
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cette religion a été un bienfait pour l’huma-nité ; elle a été providentielle, divine , sainte.Tout ce qu’elle a fait en faveur de la civilisa-tion, en alfaiblissant les forts, en donnant desforces aux faibles, en liant les nations par unmême sentiment, par un même langage, ettout ce que ses apologistes lui ont attribuéde grand, tout eela est encore peu de chosecomparé à cette immense consolation qu’ellerépandait parmi les hommes. Une gloire éter-nelle appartient au symbole de ce Dieu souf-frant , de ce Dieu crucifié , a la couronne d’é-pines, dont le sang a coule comme un baumeadoucissant sur les plaies de l’humanité. Lepoète doit surtout reconnaître avec respect lasainte sublimité de ce symbole. L’ensemblede tels symboles qui éclate dans les arts et dansla vie du moyen-âge, excitera, dans tous lestemps, l’admiration du poète. Quelle colossaleunité dans l’art chrétien, quelle unité dans sesœuvx’es ! Voyez ces dômes gothiques , commeils forment bien un seul son avec le culte, etcomme se révèle bien ici l’idée de l’Egliseelle-même ! Ici, tout s’élève vers le ciel, toutse transsubtancie : la pierre s’élance en bour-geons , en feuillage, et devient arbre; les