XII
PRÉFACE.
poêles et ses artistes, qu’à la fin du siècleprécédent, la vie extérieure et intellectuelleen France portait tout-à-fait le costume païen.Pendant la révolution, la religion classique fleu-rit dans sa plus énergique magnificence. Cen’était pas là une singerie à la manière alexan-drine. Paris apparaissait comme la continua- •tion naturelle d’Athènes et de Rome. Sousl’empire , cet esprit antique s’éteignit insensi-blement j les dieux de la Grèce ne régnèrentplus que sur le théâtre, et la vertu romainene posséda plus que les champs de bataille.Une nouvelle foi avait surgi cpii se résumadans un seul nom , Napoléon ! Cette foi règneencore aujourd’hui dans la masse. On a donctort de dire que le peuple français est irréli-gieux, parce qu’il ne croit plus au Christ età ses saints $ dites plutôt : L’irréligiosité desFrançais consiste à croire maintenant à unhomme au lieu de croire aux dieux immortels.Dites encore : Les Français sont irréligieux,parce qu’ils ne croient plus à Jupiter , plus à