PREFACE.
X
rateurs cle la foi des vieux temps , nous devonsle protéger contre ses propres assertions. Ledix-huitième siècle a si complètement écraséle catholicisme en France qu’il l’a presquelaissé sans signe de vie, et que celui qui veutrétablir chez vous le catholicisme , a l’air d’unhomme qui prêche une religion toute nou-velle. Par la France, j’entends Paris et nonpas la province ; car ce que pense la provinceimporte aussi peu que ce que nos jambes pen-sent. C’est la tête qui est le siège de nos pen-sées. On m’a dit que les Français provinciauxétaient lions catholiques : je ne puis l’affirmerni le nier. Les gens que j’ai trouvés en pro-vince me faisaient l’effet des bornes milliairesqui portent inscrit sur leur front leur éloigne-ment , plus ou moins grand, de la capitale.Les femmes y cherchent peut-être dans le ca-tholicisme une consolation au chagrin de nepouvoir vivre à Paris. A Paris même, le ca-tholicisme n’a plus existé de fait depuis la ré-volution , et, long-temps auparavant, il y