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Cartulaire historique et généalogique des Artevelde
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CARTULAIRE GÉNÉALOGIQUE

N

1484

31 juillet

"i»». Messire Jean Tollin est mis en possession, comme seul héritier de labranche paternelle de Jean Alin , au nom de tous ceux de celle branche

Kcnlic dat Mer Jan Tollin, ruddere, heerc van Poperoden, burcligravc van Aelst, alsalJeeno hoir van gheeldcr vadcrliker zidc van der verstcrfte van Janne Alin, alsl blijct bijzekeren vonnesscn, dacraf ghewijst in wetlelikcn vicrscaren van Ghcdeclc, commen es, etc.,kende ende lidc, over hemzelven ende in den name van dengbenen die derzelver vadcrlikerziden raeer anclcven, dat hem Meester Philips ser Sanders, onder wien tscqueslrc van dervadcrliker ziden van der vorseider versterften, als clerc van sccpencn vornoomt in dienti.jt, gheleit was, le vullcn rekeninglie, betalingbc, leveringhe ende bewijs ghedacn liceft,alsowel van den catteilcn die onder hem rustende waren, als van sommen van penningben,bij hem npghcheven ende ontfaen van paclitc, renten, buusliucren; sculden ende anders-sins, in wat manieren het zij, naer tvcrclacrs ende uutwiscn van ccncn inventaris endeeender rekeninghen, die de vorscide Meester Philips daeraf den vorseiden Meester Janneende denghonen die hem anclevcn, ovcrghcghcvcn liceft, gheteekent met zinen bandtee-kene, den vornomdcn Meester Philips, sinen naercommers daeraf gcneralic quijtcghescoldcnende beloeft quite te houdene jeghen elkcn, die hem len occoysocne vorscrevcn ccnigheansprake doen souden willen, wel verstacn, waert so dat de vorscide Mer Jan bevonden ofbevinden conste, dat de vorscide Meester Philips meer ontfaen hadde in leveringben vanden vornomdcn juweelen, catteilcn of sommen van penningben, ofte oec min uutgheghcven

' Le jugement ne résout pas la question ; il ne prouve pas que les autres branches aient étéécartées, mais il en résulte que les d’Erpc et les Scotclccrc n’ont pas fait la preuve de leur parente, etque la qualité de sœurs plutôt que de tantes de leur aïeule et bisaïeule à l’égard de la femme de HenriAlin ait été établie. De vagues souvenirs de famille ne peuvent remporter sur les actes authentiquesdu XIV e siècle. Or, il est prouvé par l’acte de la succession do Philippe van Artevclde, fils de Jacques,en i 585 (n° 172, pp. 595 et suiv.), que celui-ci n’avait, en fait de sœurs, que Marguerite, épouse d’Erpc(d’un premier lit), et Catherine, épouse de Scotelcere (du second). Leur prétendue sœur Elisabeth,épouse de Henri Alin, n’existait donc pas, au moins comme fille de Jacques. D'autre part, les actes duXIV e siècle signalent comme parente des Arlevcide, une Elisabeth dont le nom de famille est inconnu,et qui, morte en 1560, a laissé pour enfants, majeurs de 25 ans, de Henri Alin : Jchn, Henri, Simonet Catherine, épouse Galehot de Pape; elle était donc mariée avant 1550, ce qui reporte sa naissancevers 1510; Marguerite, fille aînée de Jacques, n’épousa le seigneur d’Erpe qu’en 1541, et serait parconséquent née vers 1520; il est donc probable que cette Élisabeth était plutôt la sœur que la filledu fameux Jacques. Son existence est prouvée par la tradition du XV e siècle concordant avec les actesdu XIV e , mais non son degré exact de parente, qui n’a du reste pas été établi par témoins. Quandmeme il l’eût été, les fraudes ou erreurs dans les témoignages remontant h plus d’un siècle, aux finsd’accaparer des successions opulentes, sont trop fréquentes au moyen âge pour qu’il y ait lieu de s’yarrêter ; les archives des Hospices pour la fondation Wenemaer en fournissent des exempleséclatants. Ce que le jugement susdit établit donc seulement, c’est la descendance des enfants connusde Jacques van Artevclde, et, à ce point de vue, il est extrêmement important.