CARTULAIRE GENEALOGIQUE.
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jj a près plusieurs paroles cl débas par voie amiable el de traitié, lesdis articles furent leuz et
lîtt-tîi monstres à ceux de ladicle ville de Gand, et rcsponscs faites par eulz en la forme et maniéré
98 octobre. ( j U j s’ensuit :
1. Sus l'article faisant mention des hoo/mans, capitaines, vindres et doyens qu’il ont faitet font encores : Traitié fu et est qu’il s’en doivent déporter, car selonc la forme de la paiz ilne les puccnt faire ne ne les doivent tenir, cl se il le feissent il en cnchcrroient en granspaincs vers le Roy et devers l’église de Rome pour cause des procès sur se faiz.
2. Item, de l’article faisant mention des admorlizations qu’il maintiennent que tous les héri-tages qui gisent dedens I’eschcvinage de ladicle ville de Gand sont et doivent eslrc admor-liziés : Traitié fu et est que admorlizations n i puct être, car il sont redevable et justiciablevers ledit Conte en aucuns cas comme de seingnoric et de lèse majesté et. enverz le roy Mon-scingneur; mais en tout leur privilèges leur seront gardé et leurs bonnes franchises, sauf ledroit des seingneurs qui ne seront compris ès privilèges.
5. Item, de l’article faisant mention de l’esterlin lever des lisserans sans congié ou auc-torilé de leur seingneur, il ne le puccnt faire selonc leur privilèges sans l'otroy don seili-gueur, et ce eherra en l’aeord et amende et s’en ’ ' era l’en atant.
4. Item, de l’article faisant mention des bourgois afforains qu’il mainlenoient qu’il pooientavoir : Traitié fu et est qu'il tcnrontleurz bourgois selonc leur privilèges ets’ostcront de tousbourgois qui ne tenront leur principal mesnage dedens ladite ville de Gand selonc le tesmon-gnage de sept ou de huit des plus proches voisins dignes de foy de la maison où il demorra,sauf en tout leurs privilèges se aucuns en ont sus ce.
5. Item, de l’article faisant mencion qu’il ne veulent souffrir que ledit Conte ou scs genspuissent faire plainte et justice de murdre, de homicide ou d’autre cas semblable, se ce n’estque partie se plaingne et que ladite partie ait inonslré scs plaies et faite sa plainte devantcsehevins dedens certain temps, combien qu’il soit certain ou notoire, et font souffrir lesparties, dont moult de murdres et homicides se font, qui par ce demeurent à corriger : Traitiéfu et est que en s’en doit en ce cas maintenir selonc leur privilèges, et samble que li sire doie
I aussi bien venir à son droit dedens an et jour de mort de homme et de plaies comme desimple meslée, quant Ii privilèges ne l’ostcnt mie, car son droit commun li demeure en toutce qui n’est osté par privilèges, cl bien de justice le requiert et le deu de son office.
6. Item, de l'article faisant mencion que, jà soit ce que chil de Gand maintiengnent queleur bourgois, as quelz on amet aucun cas de crime, aient élcccion d’atendre loy doit dit casen la ville de Gand ou ou liu où lidis cas avint, si mainlenoient les dessus dis de Gand, que,quant li bourgois eslisoient leur loy ou lieu là où li fais avint et par ledicte loy, leur bourgoiscsloit bannis de la conté de Flandres, que lor dis bourgois pooit estre, demorer cl repatrier,non contrcslanl ledit ban en ladite ville de Gand : Traitié fu et est, que, se aucuns bourgoisde Gand eslit sa loy d’aucun fait hors de la ville de Gand, et il en soit convaincus et bannis àtousjours ou à temps hors du pais de Flandres, ceux de Gand ne le soustcnronl mie en la villede Gand, mais il ne fourfera de ses biens plus avant que leur privilèges contient, que bour-gois puet fourfaire de tant qu’il touche au Conte et comme leur privilèges se porroil cslendrc.
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