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Drames et fantaisies
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LE RABBIN DE BACIIAIIACII

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vide, une expression de dédain qui semblait luttercontre la souffrance vint plisser sa lèvre supérieure,la mort flamboya dans ses yeux irrités, et, chan-geant subitement de contenance, il s’écria d’un tonfroidement hautain, en hachant ses paroles :

« Seigneur rabbin! vous me connaissez. Eh bien !alors, vous savez qui je suis. Et puisque le renardsait que je suis de la race des lions, il se gardera derisquer son museau et de provoquer ma colère. Est-ce bien au renard déjuger le lion? Celui-là seul quia les sentiments du lion est en état de comprendreses faiblesses... »

— « Oh ! je comprends fort bien, » — répondit lerabbin, et une expression de gravité mélancoliquepassa sur son front, — « je comprends fort bien quele lion,'par fierté, jette sa royale fourrure et se déguisesous la cuirasse d’écailles du crocodile, s’il est demode d’être un crocodile pleurnicheur, sournois etvorace! Et que feront les animaux de race infé-rieure, si le lion se renie lui-même? Sois sur tes gar-des, don Isaac ; tu n’es pas né pour l’élément ducrocodile. L’eau (tu sais ce que je veux dire), l’eaute porte malheur; tu y périras. Ce n’est pas l’eauqui est ton royaume; la moindre truite y prospère