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gens étaient si occupés! il fallait emballer les mar-chandises pour la foire; nous avons tant à faire ence moment. Mon mari...
« Je le sais, — interrompit la Flaesch avec un ac-cent de poignante ironie, — je le sais, vous avezbeaucoup d'occupations, beaucoup de gages et debonnes alfaires, et des colliers... »
Les lèvres de celle qui parlait allaient décocherquelque trait envenimé et déjà la Flœrsheim étaitrouge comme une écrevisse, quand tout à coupllündchcn Ueiss cria d’une voix éclatante: « Au nomdu ciel ! cette femme étrangère se meurt... de l’eau !de l’eau !...»
La belle Sara s’était évanouie, elle était pâlecomme une morte. Autour d’elle maintes femmess’agitaient, empressées, désolées. L’une lui soute-nait la tête, l’autre le bras. Quelques vieilles l’asper-geaient avec l’eau des petits flacons suspendusderrière leurs pupitres, laquelle leur servait à selaver les mains dans le cas où elles auraient tou-ché quelque partie de leur corps; d’autres tenaientsous le nez de la patiente un vieux citron piqué declous de girofle qui provenait du dernier jour d’ab-stinence où on le flairait pour se fortifier les nerfs.