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ordre dans leurs maisons, pour écurcr les ustensilesde cuisine, obligation stricte avant la Pâque, car ilne faut pas qu'il y reste la moindre miette de pain àlevure. Les deux femmes parlèrent ensuite des fati-gues que cause la cuisson des pains azimes. LaFlaesch avait des griefs particuliers; elle avait eutoute espèce d’ennuis au four de la commune; lesort lui avait assigné son rang aux derniers joursseulement, la veille de la fête, et elle n’avait pumettre ses pains au feu que dans l’après-midi, très-tard ; la vieille Ilanno avait mal pétri la pâte, lesservantes avec leurs rouleaux l’avaient étendue engalettes trop minces, la moitié avait été brûlée aufour; en outre, il pleuvait si fort, que l’eau ne ces-sait de tomber goutte à goutte à travers la toiturede bois, et elles avaient été obligées de rester là,harassées et mouillées, à s’échiner jusqu’au milieude la nuit.
« Et c’est vous, chère Flœrslieim, — ajouta laFlaesch avec un air d’amitié qui n’était pas de fortbon aloi, — c’est vous qui en êtes un peu la cause,car vous ne m’avez pas envoyé vos gens pour mevenir en aide.
« 11 faut m'excuser, — répondit l’autre, — mes