Druckschrift 
Drames et fantaisies
Entstehung
Seite
365
Einzelbild herunterladen
 

LE IIA1IUIN DE lï AG II Ail AC II

36a

ordre dans leurs maisons, pour écurcr les ustensilesde cuisine, obligation stricte avant la Pâque, car ilne faut pas qu'il y reste la moindre miette de pain àlevure. Les deux femmes parlèrent ensuite des fati-gues que cause la cuisson des pains azimes. LaFlaesch avait des griefs particuliers; elle avait eutoute espèce d’ennuis au four de la commune; lesort lui avait assigné son rang aux derniers joursseulement, la veille de la fête, et elle n’avait pumettre ses pains au feu que dans l’après-midi, très-tard ; la vieille Ilanno avait mal pétri la pâte, lesservantes avec leurs rouleaux l’avaient étendue engalettes trop minces, la moitié avait été brûlée aufour; en outre, il pleuvait si fort, que l’eau ne ces-sait de tomber goutte à goutte à travers la toiturede bois, et elles avaient été obligées de rester là,harassées et mouillées, à s’échiner jusqu’au milieude la nuit.

« Et c’est vous, chère Flœrslieim, — ajouta laFlaesch avec un air d’amitié qui n’était pas de fortbon aloi, — c’est vous qui en êtes un peu la cause,car vous ne m’avez pas envoyé vos gens pour mevenir en aide.

« 11 faut m'excuser, — répondit l’autre, — mes