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OEUVRES DE HENRI IIElNË
drement, nous qui nous serrons si tendrementcœur contre cœur.
XXVIII
Les baisers dérobés dans l’ombre et dans l’ombrerendus, ah! ces baisers si doux, comme ils eni-vrent de bonheur l’âme qui aime!
Bercée de doux souvenirs et de pressentimentsplus doux encore, notre âme pense alors à mainteschoses aussi des jours à venir.
Mais trop penser est fastidieux quand on s’em-brasse; pleure plutôt, chère âme, et soulage-toipar des larmes.
XXIX
11 y avait un vieux roi ; son cœur était fatigué, satête était grise. Le vieux roi prit une jeune femme.
Il y avait un beau page; sa tête était blonde, sonesprit léger. De la robe de soie de la jeune reine lebeau page portait la queue.
La vieille chanson, la connais-tu? Elle résbnnési doucement, si tristement elle résonne I Ils durentmourir tous deux, ils s’aimaient trop.