le retour 267
- nomme aussi le beau cavalier. Nos chambres sontvoisines, une simple muraille nous sépare.
Les clames de Salamanque ont le feu dans lecœur quand il s’en va par les rues, faisant sonner, ses éperons, retroussant sa moustache et conduisantsa meute de chiens.
Pourtant, aux heures silencieuses du soir, il estassis solitaire, sa guitare dans sa main et de douxrêves dans l’àme.
Il pince les cordes en tremblant et s’abandonne àsa fantaisie... Ah! les ronflements de ses accords medonnent la nausée.
L X XIY
A peine nous nous étions vus, et déjà à tes yeux,à ta voix, je comprenais que tu m’étais dévouée.Si ta mère ne s’était trouvée là, ta maudite mère, jecrois que nous nous serions embrassés à l’instant.
Et demain, voilà que je quitte encore la ville etque je reprends ma course. Ma blonde jeune fillesera là, me guettant à la fenêtre, et moi je luienverrai des saluts affectueux.
LXXV
Le soleil monte déjà au-dessus des montagnes;