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cherche pas à l’église Sainte-Edwige, chcrclie-lechez mademoiselle Meyer. »
L’ange ouvre ses deux ailes et s’envole; il leprend et l’amène, mon digne ami, mon cherBengel !
« Oui, jeune homme, je suis le bon Dieu et jegouverne la terre! Je te l’avais bien dit que je sauraisfaire mon chemin.
» Chaque jour, je fais des miracles dont tu vasêtre ravi. Pour te divertir aujourd'hui, je m’occu-perai du bonheur de la ville de Berlin.
» Je veux que les pavés de la rue s’entr’oüvent, etque chaque pierre contienne une huître claire etfraîche.
» Je veux qu’il pleuve une rosée de jus de citron,et que le meilleur vin du Rhin coule des fontainesde la ville.
» Comme les Berlinois vont se réjouir! Les voilàdéjà qui sortent pour se régaler. Ces messieurs dutribunal aulique vont avaler tous les ruisseaux.
» Que les poètes aussi vont être heureux de cettefarce divine! Les lieutenants et les enseignes léche-ront le pavé de la rue.
» Les lieutenants et les enseignes sont les plus