LE RETOUR
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prendre patience, disaient-ils; ils voulaient meprotéger.
Mais avec toute leur protection, j’aurais très-bienpu mourir de faim, s’il n’était pas venu un bravehomme qui vaillamment se chargea de moi.
Brave homme! c’est à lui que je dois de n’avoirpas succombé. Jamais je n’oublirai les services qu’ilm’a rendus. C’est dommage que je ne puisse pasl’embrasser, car ce brave homme, c’est moi-même.
LIX
Je rêve; je suis le bon Dieu, je trône là-haut dansle ciel, et autour de moi sont assis des anges quichantent mes vers.
Je mange des gâteaux et des sucreries pour plusd’un florin; je bois du malaga, et je n’ai pas dedettes.
Cependant l’ennui me tourmente singulièrement.Je voudrais être sur la terre; si je n’étais pas lebon Dieu, je me donnerais au diable.
« Toi, Gabriel, ange aux longues jambes, va, mets-toi en route, va me chercher mon digne ami.
» Ne le cherche pas aux cours de l’université,cherche-le dans une taverne de buveurs; ne le