OEUVRES DE HENRI HEINE
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enveloppé de ténèbres je vois flotter devant mesyeux une douce, une gracieuse et chère image.
A peine un paisible sommeil a-t-il clos mes pau-pières, que la chère image se glisse légèrement dansmon rêve.
Mais elle ne s’évanouit pas avec mes rêves lematin ; tout le jour, je l’emporte avec moi dansmon cœur.
x l v I II
Que la neige au dehors s’amoncelé comme unetour, qu’il grêle, qu’il vente, et que l’ouraganfouette mes vitres, je ne me plaindrai pas, car jeporte dans ma poitrine l’image de ma bien-aiméc etla joie du printemps.
XLIX
Mon pâle visage ne t’a-t-il pas révélé assez messouffrances d’amour? Veux-tu que ma bouche or-gueilleuse en fasse l’aveu avec l’humilité d’un men-diant?
Oh! elle.est trop fière, cette bouche; elle ne saitque baiser et railler. Elle lancerait peut-être quel-