WILLIAM RATCLIFF
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cosse. (Il tire son épée.) Mon épée va nous frayer le che-min. Vois comme elle étincelle! Écoute!
MARGUERITE, chantant avec l’accent de la folie.
« Pourquoi ton épée est-elle rouge de sang ,Édouard? Édouard? — J’ai tué ma bien-aimée, mabien-aimée si belle! »
RATCLIFF.
Qui a prononcé cette parole de sang? Est-ce lehibou qui se cramponne à la fenêtre? Est-ce le ventqui siffle dans la cheminée? Est-ce la pâle sorcièrequi se tapit dans ce coin? Oui, c’est elle; son corpsest roide comme le marbre, mais du fond de sa poi-trine s’exhale ce chant voilé... « Je dois tuer ma bien-aimée. » dit-elle. (Dans le paroxysme de la douleur.) Oui, jesens qu'il le faut.
marie. ^
Ton œil roule épouvantable... ton haleine brûle...ton délire envahit mon âme... Laisse-moi! laisse-moi!
RATCLIFF.
Oh! ne te débats point, ma chérie. La mort estsi douce! Je t’emmènerai dans le beau pays dontnous avons rêvé tant de fois ! Viens, ma chérie !