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Drames et fantaisies
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WILLIAM RATCLIFF

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BATCLIFF, se précipitant à ses pieds, et d’uno voix qui exprimeà la fois la souffrance et l’amour.

' Est-ce un rêve qui m’abuse? Suis-je bien à ge-noux devant Marie? A genoux à ses pieds? O piedsmignons, n’êtes-vous pas de ces nuages que le dé-lire enfante et qui s’évanouissent quand je veux lessaisir?

MAIUE, cherchant à lo calmer et lui entourant la tète de son voile.

Ne remue pas. Le sang se colle à ta belle cheve-lure d’or. Reste bien en repos, ou je vais être aussitoute couverte de sang. Si tu demeures tranquille,je t’embrasserai sur les yeux. (Elle l’embrasse.) '

RATCLIFF. ■ ‘ '

Ah ! ce baiser a chassé les ténèbres de mes yeux.Je reverrai le soleil... Marie! ’

* MARIE, comme s’éveillant d’un rêve.

Marie! Tu es donc William Ratcliff? (so couvrant lesyeux de sa main.) Oll! que Cela est triste! (Frissonnant.) Ya-t’en! va-t’en.

RATCLIFF, se levant tout h. coup et l'enveloppant de ses bras.

Non, je ne céderai point cette place. Je t’ainie,Marie, et toi tu aimes William. (ir un ton confidentiel.)Tu me l’as dit souvent dans tes rêves.. Sais-tu .com-bien nous nous' ressemblons? Regarde'ce miroir.

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