92
t
ŒUVRES DE HENRI HEINE
mon enfant ; des marchands venant de Maroc m’ontraconté qu’il était mort.
DON ENRIQUE, avec une douleur affectée.
Oh ! c’est horrible ! horrible ! l’émotion me suffo-que! mon coeur saigne! Et vous n’avez pas tiré dece forcené une vengeance éclatante ? La fille de cemisérable était en votre pouvoir ; comment l’avez-vous traitée?
ALY, fièrement.
Je l’ai traitée, senor, en chrétien, (u sort.)
DON ENRIQUE, seul.
Faut-il raconter l’histoire à Diégo? oui, certes. Ilverra une bonne fois qu’il ne sait pas tout; il meprend pour un imbécile. Soit ! Nous allons voir quelsera le plus fin de nous deux. (La musique du bal recom-mence.) Mais, chut ! la fille nous appelle, et ma belledoua ne doit pas attendre,