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Drames et fantaisies
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ALMAKSOR

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à son pâle amoureux, l’astre du ciel sombre, quilà-luiut, du milieu des nuages, scintille en faisantles yeux doux; malicieusement, avec sa lumièreoblique et grisâtre, il sèmera ton chemin d’épouvan-tails. Ne te fie pas à sa couvée de bâtards, à cespetits enfants tout dorés, qui jettent des lueurs sigentilles, qui prennent des mines si affables, quifont des saluts si caressants, si séduisants-, et quibientôt, avec leur mille doigts de feu, t’enverrontmille signes moqueurs. Neva pas au châteaud’Aly !Au seuil, sont assises trois femmes sombres, qui at-tendent ton retour afin de t’égorger en te serrantdans leurs bras et de sucer le sang de ton cœuren un baiser d’amour!

ALMANSOR.

Arrête le moulin en te jetant dans ses roues, re-pousse avec ta poitrine les flots du torrent, retiensavec ton bras la source qui se précipite du haut desmonts,— mais ne me détourne pas du château d’Aly.J’y suis entraîné par des milliers de fds de diamantenlacés avec toutes les veines de mon cerveau ettoutes les fibres de mon cœur. — bonne nuit,Hassan ! mon vieux glaive est mon compagnon.